TERRALHA, Festival Européen des Arts Céramiques
Du 15 au 17 juillet 2022

Autour du 14 juillet, Saint-Quentin-la-Poterie, cité céramique du Sud de la France, accueille TERRALHA, Festival Européen des Arts Céramiques.
Cet événement artistique organisé par l’Office Culturel du village a su s’imposer comme un rendez-vous incontournable de l’art céramique en France et en Europe.

Au détour des ruelles du village, TERRALHA est l’occasion de pousser la porte d’une cour ombragée ou d’un espace voûté à la découverte d’univers céramiques insolites.

TERRALHA, c’est aussi des démonstrations, des rencontres et d’autres expositions…

TERRALHA constitue ainsi un panorama unique et vivant de la création céramique européenne. D’un intérêt certain pour les professionnels en recherche de tendance, il séduira également un public d’amateurs curieux.

Sélection 2022

Ariane Blanquet, FR

“C’est de jouer qui m’importe, et toujours la nécessité d’accumuler des fragments, des tesselles, des tessons dont la multitude fait la force ; chaque module devenant un signe ou une lettre de mon alphabet. De même m’intéresse la multitude des gestes, des couleurs, des formes, des populations, des différences et des ressemblances … C’est dans cette «liberté d’action» que je tente de saisir à nouveau mon âme d’enfant.

La dimension finale de l’installation dépend de l’accumulation des fragments, Les monstres côtoient les méduses, les oiseaux s’envolent des arbres, parfois une noirceur s’immisce à l’angle… J’ai depuis toujours une attirance très forte pour les métiers d’art et le travail de la matière. Photographe, puis mosaïste je travaille en parallèle la terre depuis quinze ans. Les asarotons de mosaïque antique, les ostracas de céramique me touchent car ils sont les témoins des vies passées. A leur image, j’ai façonné mes tessons, je les ai accolés parfois pour leur donner vie et je les ai rassemblés pour qu’ils nous fassent découvrir leur monde.

Je travaille le grès et la porcelaine, souvent sous forme de plaque que je teinte, découpe et assemble. La couleur que j’avais mise de côté dans mes recherches en mosaïque est revenue au galop, ouvrant une large fenêtre au retour du dessin, du découpage, du façonnage, du collage, du coloriage… J’invente des personnages, des formes et je fabrique des petites scénètes, du quotidien ou de l’imaginaire, des petits mondes avec des petites histoires…
Et j’espère laisser chacun libre de voir aussi dans mon travail ce qu’il souhaite y voir…”

Ariane Blanquet

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Enzo Bosse, FR

” Fraîchement diplômé de deux formations de céramique à Antibes et Dieulefit, je cherche à créer un lien entre ma pratique, mes convictions et ma sensibilité.
Je récolte mes matières premières en tissant une relation intime avec l’environnement que je visite. Ces rencontres avec les lieux, leurs habitants, les légendes locales et les matériaux sont des instants gravés dans ma mémoire. Je retrouve ainsi des gestes et des questionnements qui traversent les disciplines et le temps, tel un passionné d’archéologie expérimentale, de géologie…
Cette démarche nourrit ma pratique sculpturale, fondée sur mon envie de raconter. Le matériau parle ainsi par lui-même, il est déjà imprégné de son histoire. Je le mets en volume et lui donne une autre dimension narrative par le modelage. Les évocations figuratives de lieux, de souvenirs ou d’instants de vie côtoient les formes abstraites.
J’expérimente beaucoup pour réussir à utiliser au maximum les matières glanées en terre structurelle, émail ou engobe. Je constitue de toutes pièces un répertoire de matières et de techniques qui me permettent de donner corps à mes sculptures.”

Enzo Bosse

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Iva Brkic, SRB

“I am interested only in my inner perception, not reality. When I create some of the most influential moments of my life come to the surface. I am recreating them, and my works are the most intimate part of me, confessions with form and color. I am passionate about life, staging and moving images. Intuition is my first language and only tool. Finding life and movement in a porcelain is kind of obsession that I’m always trying to understand more and more through each work. My work is my hedonistic game.

All of my works are made in porcelain. I use many different ways to come to the forms I imagined. Slip casting is present but just as a first step in creating the forms. Combining the slip casted forms I am able to get unique objects. All additional details are hand built. Drawing, lines and colors, as being one of my dominant expressions, are all hand drawn. I use carving techniques, brush painting and using pigmented porcelain to achieve effects that I want. After firing at 1250c I often apply gold on delicate details, which gives the work the final touch.

My sculptures are modular and dependent on the space in which they are exhibited. I prefer to call the installations in space. Assembling and light have also very important role in presenting my work.
Making the original setting for my works is very often part of the exhibition. For example the tables, pedestals, etc.”

Iva Brkic

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Aster Cassel, FR

“Née en 1992 à Dieppe, Aster vit et travaille dans le Sud-Ouest de la France, à Giroussens où elle a ouvert son atelier en 2018.

C’est à la suite d’une formation en communication visuelle, suivit d’un diplôme des métiers d’art en céramique à Antibes et d’une Résidence artistique pendant deux ans qu’elle définit son identité artistique et se passionne pour la création en porcelaine.

Utilisant les techniques traditionnelles de modelage, elle utilise porcelaine et grès, créant parfois des jeux de dialogues entre la matière et le dessin, qu’elle applique au pinceau sur chacune de ses œuvres.

Par cette écriture singulière qu’est le dessin, elle captive son public au travers de créatures extraordinaires, d’yeux multiples, de mécanismes improbables, de chimères aux ailes déployées ou encore d’anatomies fragmentées.

Entre le monde fantastique de l’enfance et celui plus inquiétant des adultes, Aster nous présente un travail où se mêlent mythologies, contes, réferences à la littérature ou tout simplement ses pérégrinations personnelles.

D’hybridation en métamorphose, son travail invite tantôt au rêve, tantôt au questionnement.”

Aster Cassel

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Daniel Cavey, IT-USA

“Daniel Cavey est né à Baltimore, Maryland USA en 1977 et a grandi dans une petite ferme en périphérie du comté. Cavey a obtenu un BFA en céramique du Maryland Institute College of Art en 1999. En 2002, désireux de quitter son atelier à Baltimore, Cavey s’installe en Toscane, où il commence à travailler avec un architecte paysagiste. Le jardin à l’italienne était un contexte privilégié pour travailler la terre cuite à grande échelle et les céramiques et sculptures architecturales de Cavey se trouvent dans un certain nombre de lieux publics et jardins privés dans toute la Toscane.

Cavey travaille actuellement dans son studio dans les Apennins, près de Parme dans le nord de l’Italie. Le dévouement à l’artisanat et la perfection de la forme unis à un élan conceptuel évident ont conduit Cavey à produire à la fois des articles utilitaires uniques et des sculptures figuratives depuis plus de 25 ans. Son attention à tous les aspects du processus, depuis la construction du four, la cuisson au bois et au gaz, jusqu’à la formulation de l’émail, garantit que toutes ses créations sont uniques en leur genre. Son travail a été présenté dans Marie Claire Maison et Ceramics Monthly. Cavey a exposé au Musée d’art étranger de Riga, en Lettonie, au Keramikmuseum Westerwald de Hohr-Grenzhausen, au Museu de Ceramica de L’Alcora, en Espagne, et ailleurs.

Les œuvres constituant la série Blue-footed de Daniel Cavey sont le résultat de la combinaison d’une exploration créative de la biologie évolutive avec la notion de poterie contemporaine fonctionnelle. Inspiré par les motifs animaliers, les images et les symboles trouvés dans la céramique précolombienne, centrale et sud-américaine, l’intention de l’artiste est de traduire certains processus évolutifs et la myriade de géométries employées par les organismes vivants dans leurs fonctions vitales, tout en rencontrant les exigences du navire utilitaire.”

Daniel Cavey

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Sophie Chatelard, FR

“J’ai suivi la formation “Céramiste” de La Maison de La Céramique d’aout 2019 à novembre 2020.

J’utilise la terre de Bollène et des engobes colorés que je cuis à haute température.

Je chemine en céramique de manière instinctive, primitive.

Je façonne au temps présent animée par l’impulsion de l’esquisse. Mes sculptures portent les empreintes et les traces de construction. J’aime sentir la consistance du matériau, abandonnant l’outil, j’utilise mes doigts pour modeler l’argile.

Quand je sculpte, j’insuffle le mouvement à la matière. Elle guide mes gestes puis m’interrompt : Ne pas trop en faire, ne plus intervenir pour conserver sa singularité, pour ne pas la perdre, elle, fragment du vivant.

Par l’expression figurative, je symbolise ma relation à l’animal, au sauvage omniprésent depuis l’enfance et qui incarne mon travail. La création abstraite est, pour moi, un bel espace de liberté où je peux imprimer dans la terre l’élan de la vie.

La temporalité est double. Au départ, la pièce nait d’une exécution rapide, spontanée. Puis vient le temps long de l’observation, de l’adoption. Parfois je la retire loin de mon regard pour l’oublier. Je sais, par l’émotion qui m’anime à l’instant où je la redécouvre, si je procède aux couleurs et à la cuisson.”

Sophie Chatelard

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Tini Chouvenc, FR

“Pendant une dizaine d’année, je me suis investie auprès de personnes en situation de précarité, en tant que bénévole et éducatrice spécialisée. Durant cette période, il m’a semblé important de déployer des espaces de création et d’approfondir ce lien entre la création et les relations humaines.
En 2019, je décide de me former au métier de céramiste. Après avoir obtenu mon CAP tournage au CNIFOP à Saint Amand en Puisaye, j’ai suivi la formation longue à la Maison de la céramique de Dieulefit.
Aujourd’hui en tant que plasticienne céramiste, je m’intéresse à la relation intime que nous entretenons avec notre monde matériel. Comment l’objet-souvenirs nous aide à nous situer et à nous ancrer dans notre propre histoire ? L’objet, usé par le temps, garde en mémoire l’essence de l’Homme et vient nous rappeler des histoires empreintes d’usages, de coutumes, d’événements et d’émotions. A partir de rencontres et de récits, je modèle les objets du quotidien à travers le filtre de la mémoire. Ils deviennent des objets-résidus, souvenirs fossilisés d’un moment passé. L’expression symbolique et affective de l’objet prend le dessus sur la fonctionnalité.

Mes sculptures sont façonnées avec diverses techniques (tournage, travail à la plaque, estampage, modelage) et dans différentes terres. Je cuis principalement en basse température et enfume certaines pièces en « pit fire ».”

Tini Chouvenc

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Patrick Crulis, FR

Né en 1965, Patrick Crulis sort diplômé des Beaux-Arts de Paris en 1991, dans l’atelier de Christian Boltanski avec lequel il expérimente de nombreuses techniques.
Il va ensuite pratiquer la peinture et la céramique, support sur lequel il continuera à peindre. Installé depuis presque 20 ans dans le Centre de la France, il a obtenu de nombreux prix et ses pièces sont présentes dans des collections tant françaises qu’étrangères.

Il présente à Terralha ses dernières réalisations monumentales en grès émaillées très proches de l’expressionnisme.
“Plasticité de la terre, fluidité des couleurs, rejet du fini, exaltation de la rapidité sont autant de caractéristiques qui font des œuvres de Patrick Crulis de véritables hymnes à la vitalité, une raison d’espérer au-delà de la pesanteur du quotidien.”
Louis Doucet, décembre 2018

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Nathalie Doyen, BE

Les artistes céramistes travaillent avec des matériaux naturels issus du sol. Leurs corps dialoguent de façon primitive avec l’argile. Quand les artistes rejoignent les débuts de l’art, les processus créatifs sont parallèles à l’origine de la vie, lorsque les premiers humains étaient aussi liés à la terre et à l’argile. Nathalie Doyen (1964) modèle ses pièces avec des bouts d’argile d’un demi-centimètre. Avec le grès coloré, elle crée des sculptures céramiques minutieusement texturées à l’aiguille. Ces volumes organiques semblent brodés à l’aiguille. Pour elle, la pratique de l’art peut être un exercice d’imagination hypnotique. Les œuvres de l’artiste donnent la forte impression d’être vivantes. La création artistique est associée à la survivance. « J’emprunte un peu d’argile à la terre pour apporter de l’émerveillement. Très souvent, les personnes qui observent mes sculptures céramiques disent être interpelées, remuées, comme subjuguées par ce que ces pièces dégagent ; la sensation d’un temps feutré, le temps dense et unifié, dont tente fâcheusement de nous dépouiller une société consumériste, concurrente, hyperactive, aveuglée par l’avoir. »

Ting-Ju Shao, 2022. Artiste céramiste internationale, critique, curatrice.

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Isabelle Gnacadja, FR

“J’habite et je travaille la terre depuis une dizaine d’années à Paris. Issue du milieu de la mode, je suis arrivée au travail de la terre un peu par hasard en débutant par des stages pour découvrir les différentes facettes de l’argile. Ensuite, j’ai pratiqué pour éprouver mes capacités, testé, et créé des pièces utilitaires vendues sous le nom de « cadja » en galerie et sur le site marchand de Serendipity, à Paris.
Afin de transmettre à mon tour ce que l’on m’a appris, l’expérience que j’ai acquise, j’ai obtenu un diplôme de formateur et aujourd’hui j’enseigne la céramique dans des ateliers à Paris.

Mon rapport avec la terre est intense, mon geste est immédiat, fusionnel avec cette matière malléable pour monter une ossature, sans esquisses préalables. Le modelage est mon moyen d’expression directe qui me permet de modifier une forme instantanément pour extirper un mouvement d’un bloc de terre.
Modeler me donne l’occasion d’utiliser la fragilité de la terre pour déformer le mouvement du corps, exagérer les formes en création, de m’exprimer sur l’humanité du corps avec l’élasticité de l’argile.

Depuis deux ans, mon projet est influencé par le « voguing », un mouvement artistique né au sein de la communauté LGBTGQ afro-américaine et hispanique dans les années 60. Une danse-exhibition qui se pratique dans des bals, la particularité des danseurs habillés de costumes exubérants et flamboyants étant de relever des défis, en imitant avec exagération, les poses et la gestuelle des mannequins des magazines féminins. C’est une battle où les « vogueurs » recherchent un dépassement des limites pour plus d’affirmation de leur identité.
Mon travail est ainsi axé sur ces corps : corps sublimés, corps rois, corps fiers et corps identité !”

Isabelle Gnacadja

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Juliette Laurence, FR

“Du bout des doigts, mon travail questionne l’équilibre – aujourd’hui souvent instable – de notre rapport à la matière, au geste que l’on y imprime et au temps que l’on y consacre.
La terre est une matière commune aux propriétés remarquables. Crue, elle est recyclable à l’infini. Cuite, elle ancre dans le temps long et devient trace de notre histoire collective. Elle est le sujet autant que le support de mes recherches.

Egalement architecte, mon approche de la céramique est empreinte du rapport aux lieux. Je travaille à l’échelle de la main et c’est l’accumulation de petits éléments qui fait naître de plus grandes formes et peut, en lui donnant de l’ampleur, venir habiter l’espace.

Après avoir suivi la formation à la Maison de la Céramique de Dieulefit en 2019-2020, j’ai pu présenter mon travail lors de la première session du parcours des jardins de la Biennale céramique de Dieulefit en 2021.
Mélant terre cuite et terre crue, mes installations se construisent autour de l’envie de faire découvrir au promeneur les vastes propriétés de l’argile.
Le faire toucher les pièces cuites, les prendre en main, les remplir et jouer avec l’eau qui transforme leurs teintes.
Le faire expérimenter la transformation de la terre crue avec cette eau.

Permettre au visiteur d’ajouter son geste aux miens.
Et à moi, de le rencontrer par ce biais.”

Juliette Laurence

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Safia Hijos, FR

Née en 1975, Safia Hijos vit et travaille à Nîmes. Diplômée d’une école d’art bruxelloise en 2014, elle a reçu le Grand Prix exæquo lors de la dernière Biennale de Vallauris et intervient ponctuellement aux Beaux-Arts de Nîmes.

Céramiste avec une pratique ancrée dans la terre et l’émail, elle aspire parfois à des échappées comme ici avec la terre crue : une manière d’intervenir en plus grand dans le lieu d’exposition mais également sa façon de réagir en tant qu’artiste face l’impact écologique que son travail comporte. Cette démarche a été soutenue par le conseil départemental du Gard qui vient de lui allouer une bourse individuelle en arts visuels.

Pour Terralha, elle réalise une pièce éphémère in situ sur le sol du Temple avec de l’enduit de terre – un mélange d’argile, de sable et de fibres végétales – se réappropriant une technique de construction traditionnellement utilisée pour enduire les murs intérieurs.
La terre sèche a envahi cet ancien lieu de culte, comme après la catastrophe. Les langues d’argile craquelées balaient encore le sol évoquant le double péril de la région, entre sécheresse et inondation. Cette simple glaise semble précipiter la fin de l’histoire de ce site consacré, mettant en scène le processus de déréliction. Et c’est l’espace lui-même qui est mis en terre.

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Clara Holt & Unurgent Argilla, IT

“En 2021, Sonia Pasquinelli/Clara Holt et Nina Salsotto Cassina/Unurgent Argilla ont entamé une collaboration pour raconter des lieux à travers leurs styles de narration combinés: matériaux et décoration.
Clara est spécialisé dans l’illustration avec la technique de sgraffite sur céramique, principalement inspirée à la littérature classique et à l’épique grec. Nina se concentre sur la recherche matérielle d’argiles sauvages et de roches et façonne des vases principalement
sphériques au tour.
Ensemble, elles travaillent sur une série de vases et de carreaux fabriqués et décorés avec différentes roches et argiles sauvages récoltées en toute Italie. Chaque pièce est tournée et l’illustration est spécifique aux comptes où les matériaux ont été collectés. Leurs premiers vases ensemble se concentrent sur des matériaux volcaniques et Pantelleria, avec des scènes du mythe de Calypso décorées avec de la rhyolite, smectite et basaltes collectées sur l’île.”

Clara Holt & Unurgent Argilla

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Jacinthe Leclerc, FR

“Après une formation chez un potier traditionnel indien pendant 6 mois et au sein de divers ateliers, je poursuis ma formation à la Maison de la Céramique de Dieulefit en 2010. A la sortie de celle-ci, je continue mes recherches et amorce ma production.
Aujourd’hui constitué de petites séries de vaisselle, de pièces décoratives comme des tabourets, des grosses jarres et des pièces murales , je crée des pièces uniques qui allient fonctionnalité et esthétisme.
Il me tient à coeur de mettre en avant la noblesse des gestes ancestraux du potier, la quête de sens à travers les objets et l’amour des belles choses qui perdurent dans le temps.”

Jacinthe Leclerc

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Elsa Lecomte, FR

“Après avoir travaillé le volume par de multiples médiums comme la poussière, les textiles, les radiographies, Elsa Lecomte a rencontré la céramique et s’est formée à l’IEAC de Guebwiller.

Ses sculptures en grès mettent en jeu l’idée de gravité. Les colombins s’élèvent, formant des structures qui se hissent dans l’espace cherchant à échapper au poids évident de la terre.

Ses pièces prennent forme rapidement, les gestes ne cherchent pas la précision mais une forme d’efficacité, d’immédiateté rendant compte de l’urgence, de la nécessité de se (re)dresser. Ses structures dépassent l’artefact pour devenir vivantes, vibrantes. De même, son travail de l’émail épouse la terre et se fait peau, venant révéler l’intériorité du matériau et souligner l’idée du vivant.

Ainsi, sa démarche propose une réflexion sur la position verticale des êtres vivants. Comment tenir debout. Végétal, animal, humain, tous se dressent pour vivre : chaque être a en commun la nécessité de s’adapter physiquement et symboliquement.

Ces réflexions ont pris corps dans la figure de l’échelle, symbole évident de l’élévation ainsi que du lien entre terre et ciel, matérialité et invisible, représentation et symbolisme. D’autres symboles (animaux, ronces, flammes, phylactères…) viennent les habiter et nous interrogent sur notre rapport à la nature, au sacré.

Ainsi, Elsa Lecomte nous propose un univers poétique qui évoque cet enjeu universel : ne pas tomber.”

Elsa Lecomte

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Livia Marasso, IT

“Ma passion pour la céramique remonte aux années 2005 dans l’atelier du Maitre Piero Maddalena; depuis des années j’ai expérimenté avec la céramique en parallèle de ma profession d’architecte jusqu’à l’ouverture de mon atelier à Turin en 2009.
Dès lors j’ai participé régulièrement à expositions et foires en Italie et à l’étranger. Je travaille en associant technique à la plaque, boudineuse, coulage et tour.
Le fin fil blanc est mon moyen d’expression, mon regard sur la réalité.
J’aime traiter la porcelaine comme un tissu, la réduire en fils fins à entrelacer et superposer, créant des sculptures et des objets aux formes fluides et en mouvement.
Le monde environnant est ma source d’inspiration; certaines collections s’inspirent de la nature et de ses expressions bizarres, d’autres sont un hommage clair à notre quotidien, dans lequel l’entrelacement de la porcelaine donne forme à une théière ou devient la structure d’un vieux téléphone mais aussi un symbole de souvenirs et de connections infinies qui naissent, meurent, reviennent et s’enroulent autour d’eux-mêmes devenant la chaine des relations humaines qui souvent ne suivent pas une ligne droite.
Le blanc est ma couleur préférée, avec la sensation de légèreté et de pureté qu’elle inspire et les surfaces en biscuit qui permettent de mieux percevoir le traitement complexe et de faire de chaque objet une expérience visuelle et tactile.
Rien n’est pas statique ; la porcelaine devient fil, le fil devient objet ou tissu, le tissu devient parfois léger et chaque oeuvre est le produit de l’union entre le regard, la matière et la chaleur du four dans lequel elle prend forme.”

Livia Marasso

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Elisabeth Lincot, FR

Elisabeth Lincot, jeune artiste française diplômée des Beaux-Arts de Paris en 2016 pratique ardemment la céramique offrant des pièces dans la grande tradition du modelage en creux de la figure humaine ou animalière.

Ces sculptures en faïence faussement naïves naissent de l’observation attentive des parcs et jardins où enfants, oiseaux et chiens tentent, parfois difficilement, de cohabiter. Dans son univers naturaliste colonisé par des volatiles, elle saisit au plus juste postures et attitudes. Les regards semblent suggérer un air d’innocence coupable, « douceur et tourment » entremêlés. Cette galerie de personnages très réaliste parvient à figurer les liens ambivalents de dominations et de prédation que nous entretenons avec le monde du vivant.

« L’univers d’Elisabeth Lincot plonge le visiteur dans un monde où le fantastique côtoie l’étrange, la candeur, le désenchanté et où le tableau de chasse flirte avec la chasse aux trésors. »
Le Radar

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Miguél A. Molet Chicot, ES

“Mon travail repose aujourd’hui sur le traitement minutieux de l’argile. Je porte une attention particulière au polissage lorsque je fais une pièce, et à la finition finale qui se fait avec des Terras Sigillatas. Je le fais en décantant les argiles pour obtenir des engobes très fines. Une fois appliqués, ils donnent à la pièce une finition brillante et naturelle.

J’aime travailler avec ces techniques anciennes tout en me concentrant toujours sur le contemporain aussi.

Dans mon travail, j’associe les tendances sculpturales à la poterie traditionnelle. Alors que les premiers demandent plus de réflexion et sont une sorte de développement personnel, je dois admettre que les seconds supposent pour moi plus de joie lors du processus de création.

Après de nombreuses années de travail avec l’argile, je sens que je vais toujours dans cette direction. Parfois je pars, parfois je reviens mais je reviens toujours à l’art de la poterie pour me retrouver.

Je continue à créer, stocker, vendre et casser des pièces comme une autre façon de me sentir vivant.”

Miguél A. Molet Chicot

 

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Capucine Pageron, FR

Dessinatrice et anciennement designeuse d’espace diplômée de l’école Boulle, la céramique s’est imposée dans ma pratique comme un véritable lien entre ce travail de l’espace et du dessin. C’est pendant ma formation à la maison de la céramique en 2021 que ce travail autour des espaces, des objets et des émotions du quotidien est né.
Je dissèque ce quotidien, ses usages, ses symboles, ces choses qui nous paraissent évidentes pour en faire sortir l’essence. J’aime retranscrire cette essence sous forme d’univers que l’on croit sorti d’une peinture, monde rêvés à l’image des films d’animation où la vie semble faite de pâte à modeler. J’imagine des scènes, des histoires, des vécus du quotidien que je restitue sur papier, tissu et en volume. Je traite la céramique et ces volumes à la manière d’un peintre, en exploitant la palette de nuance, de texture, de transparence qu’offre le décor céramique.
Ce travail de captre du quotidien et de ses scènes me lie également aux natures mortesn notamment à celles du début du 20e siècle.
Le modelage, en gardant les traces de la main, est une manière pour moi de donner vie à ces objets qui deviennent “hors-normes”. Ils retranscrivent des codes symboliques qui leur permettent d’être identifiés qui s’expriment ainsi dans un travail figuratif mais aussi scluptural.”

Capucine Pageron

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Nathalie Perret, FR-VE

“Nathalie Perret est née et a passé une partie de son enfance au Venezuela, pour ensuite vivre et étudier les Beaux-Arts à Santiago du Chili. Depuis 2002, elle vit et travaille à Paris.
Elle s’est imposée rapidement sur la scène française et européenne du bijou contemporain, remarquée pour son approche très radicale et conceptuelle. Elle conçoit des objets caractérisés par un grand dépouillement technique et esthétique, à porter ou non, évoquant l’effacement ou la résurgence des traces du passé. Son travail marque une volonté de troubler les notions d’identité et de valeur de l’objet-parure, afin de restituer le sens du rituel dans nos vies contemporaines.
En 2017 elle cocrée le collectif Pink Panthers, cinq imposteures plasticiennes et braqueuses de bijouteries de luxe qui se dérobent dans la fiction. Elles ont produit une exposition et une publication, dans lesquelles leur processus de recherche autour de la valeur se joue du faux, de la réplique et de l’amateurisme, par le biais de différents medias.
Nathalie s’est dédiée à la céramique depuis plusieurs années maintenant en autodidacte, explorant une plasticité subtile et élégante. La céramique avait déjà fait son apparition dans son travail par l’intermédiaire de ready-made cueillis sur des tombes abandonnées. Aujourd’hui son travail fait référence au thème de la transculturation et des métissages, à leur rôle dans l’histoire des modes de représentation des connaissances. Les objets choisis et leur mode de présentation font référence aux dispositifs d’appropriation et aux transferts culturels qui ont été articulés par la colonisation européenne. Elle produit ainsi des déplacements critiques, facétieux et poétiques, en développant des techniques graphiques singulières.”

Nathalie Perret

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Dossier de presse

Dossier de presse 2021

Infos pratiques

Office Culturel
15, rue du Docteur Blanchard
30700 Saint-Quentin-la-Poterie
04 66 22 74 38
contact@officeculturel.com

Dates et horaires du festival :
Du 15 au 17 juillet 2022 de 10h à 20h

Lieu : Dans le village
Manifestation gratuite et Parking gratuit
Plan et programme disponible à La Maison, Capitale de la Céramique, dans les lieux d’expositions et dans le village

Coin détente et gourmand, place de la liberté

Les partenaires Institutionnels

Les partenaires médias

Les partenaires Privés