TERRALHA, Festival Européen des Arts Céramiques
Du 14 au 16 juillet 2023

Cet événement artistique organisé par l’Office Culturel de Saint-Quentin-la-Poterie s’impose aujourd’hui comme un rendez-vous incontournable de l’art céramique et de la création contemporaine en France et en Europe.

À travers un parcours de céramiques contemporaines, le Festival Européen Céramique invite 20 artistes-céramistes européens à exposer des installations surprenantes, au coeur d’un village entièrement voué à la céramique, dans des lieux insolites et privés, aménagés pour l’occasion en espaces d’expositions éphémères.

Au détour des ruelles du village, TERRALHA est l’occasion de pousser la porte d’une cour ombragée, d’un jardin luxuriant ou d’un bâti historique voûté à la découverte d’univers céramiques singuliers. L’originalité de cet événement repose en partie sur l’aspect inédit des lieux d’expositions «hors-les-murs».

Par ailleurs, TERRALHA, c’est aussi une programmation riche : ateliers participatifs et initiations à la poterie, performances artistiques, projections de films, expositions au Musée de la Poterie Méditerranéenne, à la Galerie Terra Viva, rencontres,…

TERRALHA constitue ainsi un panorama unique et vivant de la création céramique européenne. D’un intérêt certain pour les professionnels en recherche de tendance, il séduira également un public d’amateurs curieux.

Sélection 2022

Ariane Blanquet, FR

Du crayon à la porcelaine en passant par le tesson, Ariane Blanquet navigue naturellement avec pour guide la couleur qu’elle égrène avec légèreté. Après la mosaïque pour laquelle son talent est bien reconnu (Salons Révélation au Grand Palais en 2017 et 2019), elle s’attache désormais à la céramique qu’elle aborde avec ludisme et émotion.

Qu’elles se fassent trait de porcelaine, fine plaque ou volume modelé, les pièces d’Ariane Blanquet fonctionnent par assemblage et composition. Aux dessins d’enfant, elle emprunte le schématisme bienheureux, les chromatismes primaires, le goût du gribouillage ou encore certains thèmes essentiels comme celui de la maison.

Véritable défi à la fragilité de la céramique, une faiblesse devenue ici une force, Ariane Blanquet dessine avec la terre, explore l’espace avec ses multiples fragments, comme son installation “Points de suspension”. Le fil que tend Ariane n’est pas univoque : il se répand, circule entre les images, s’éclate et invite à se raconter autant d’histoires que notre imagination nous le permet !

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Enzo Bosse, FR

Enzo Bosse, fraîchement diplômé de la Maison de la céramique du Pays de Dieulefit, nous embarque dans son univers singulier, empreint d’une forme de simplicité dans le rapport à la terre, d’une force évidente dans la pratique sculpturale et d’une grande cohérence dans la démarche.

Enzo Bosse s’efforce de retrouver le lien perdu entre le sol – le sous-sol, la géologie, et au-delà un paysage qui a forgé les générations qui y ont vécu – et la céramique. Ses récoltes de terre, documentées par des photographies et des cartes, lui offrent une variété de matières, chaque argile ayant son histoire, sa spécificité. Ce lien intime avec les lieux, l’histoire des populations locales, les légendes attachées aux sites, il s’en nourrit. Mais la création demeure personnelle. Si elle s’inscrit volontiers dans la tradition potière du contenant, elle s’émancipe aussi avec justesse par son modelage et son désir de nous raconter des histoires, de transcrire des visions qui lui sont propres, tout en naviguant entre figuration et abstraction.

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Iva Brkic, SRB

Tout droit venue de Belgrade en Serbie, la céramiste présente des porcelaines pour nous offrir un goûter merveilleux.
La mise en scène de ses objets fantasques et sucrés fait référence au monde gentiment facétieux de l’enfance où l’on prend plaisir à boire le thé avec Alice.
Si elle part souvent du moule, elle intervient ensuite à la main avec une grande fluidité. Sa maîtrise du décor peint sur porcelaine lui permet beaucoup d’excentricités. Et c’est dans cet univers tendre et kitsch où domine les couleurs pastels et l’or, proche de l’illustration, que théières joufflues, tasses et gâteaux dansent et basculent.
Au travers de la porcelaine, l’artiste cherche « le mouvement et la vie », avouant ne pas s’intéresser à la réalité mais plutôt au jeu de détournement des arts de la table.

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Aster Cassel, FR

Avec virtuosité, Aster Cassel repousse les limites du lien entre illustration et céramique, entre 2d et 3d. Forme et motif se mêlent pour créer des figures surréalistes, inspirées des recherches scientifiques et progrès technologiques pour interroger l’évolution du vivant. Dans ce monde onirique parfois inquiétant, la génétique et la robotique donnent naissance à des animaux mutants ou à des créatures hybrides.

Le dessin est précis, trait noir tracé au pinceau sur la porcelaine, et révèle un univers pop surréaliste. La forme, souvent oblongue, s’anime de volumes qui génèrent le trompe-l’oeil ou d’accessoires en reliefs soulignés par des métaux précieux (or, platine ou bronze) qui amplifient la référence mécanique.

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Daniel Cavey, IT-USA

Daniel Cavey, originaire du Michigan (USA) vit depuis plusieurs années en Italie. Venu il y a 5 ans nous présenter des pièces tout en rondeur d’inspiration pré-colombienne, Daniel Cavey conserve de cette influence l’intérêt pour la fonctionnalité de l’objet associée à la subtile présence du vivant et ses abstractions organiques. Avec sa nouvelle série de pièces tournée, « les diatomées » sont de fragiles porte-voix semblant désespérément nous appeler du fond des océans pour nous avertir…

L’expression contemporaine s’exprime dans ces formes cylindriques tendues ainsi que dans le choix des émaux de cristallisation, à l’opposé du style précolombien. Mêlant histoire de la céramique et fascination pour la nature, Daniel Cavey continue son voyage singulier avec toujours la terre en vue.

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Sophie Chatelard, FR

Revisitant la sculpture animalière, les doigts de Sophie Chatelard font naître un bestiaire dont la sauvagerie s’exprime par un modelé impulsif, proche de l’esquisse, marquée par de fortes empreintes. « La création est, pour moi, un bel espace de liberté où je peux imprimer dans la terre l’élan de la vie. »

Cette manière instinctive compose une danse à plusieurs temps : le temps rapide du modelage pour garder l’énergie vitale, le temps de l’oubli et de la redécouverte peut-être, de temps de l’émaillage enfin. Apparaissent alors par touches, les coloris pastels des engobes avec des rehauts d’émaux pour un ensemble au rendu très pictural alliant matité et fines craquelures.

Agir et savoir aussi demeurer en repos, tel est l’enjeu pascalien de l’artiste, pour notre plus grand bonheur.

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Tini Chouvenc, FR

La modestie des objets que Tini Chouvenc choisi de transcrire en céramique tient dans la démarche de cette jeune artiste. Objets du quotidien ou objets énigmatiques (outils anciens, graffitis ou serrures… ?), ils ont en commun les traces du passage du temps, le dépassement de leur fonction première pour n’être plus que l’expression de ce que l’on y projette.

Tini Chouvenc travaille sur la mémoire et sur la relation intime que nous entretenons avec les objets, la charge émotionnelle dont ils sont porteurs. Patinés, usés, parfois déformés, ils sont riches de belles matières céramiques qui renvoient à la métamorphose inévitable de toute chose et le titre de ces séries, “Archéologies de l’intime” ou “Structures mémorielles”, évoque cette idée d’enfouissement dans notre inconscient : “objets-résidus”.

Issue du milieu professionnel de l’éducation spécialisée, Tini Chouvenc, fraîchement diplômée de la Maison de la céramique de Dieulefit, a su transposer sa sensibilité aux êtres et à leurs histoires dans ses émouvantes créations céramiques.

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Patrick Crulis, FR

Patrick Crulis, diplômé des Beaux-Arts de Paris en 1991, pratique la peinture et puis de plus en plus la céramique, support sur lequel il continuera à peindre. Installé depuis presque 20 ans dans le Centre de la France, il a obtenu de nombreux prix et ses pièces sont présentent dans des collections en France et à l’étranger. Il présente à Terralha ses dernières réalisations monumentales en grès émaillées très proches de l’expressionnisme.

“Plasticité de la terre, fluidité des couleurs, rejet du fini, exaltation de la rapidité sont autant de caractéristiques qui font des œuvres de Patrick Crulis de véritables hymnes à la vitalité, une raison d’espérer au-delà de la pesanteur du quotidien.” Louis Doucet, décembre 2018

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Nathalie Doyen, BE

L’artiste belge modèle l’argile depuis plus de trente ans. A Liège où elle vit et travaille dans son bien nommé Atelier du temps feutré, tout est affaire de patience et de silence. « Répétant minutieusement le même geste de piquer la terre avec une aiguille, elle obtient (…) un modelage composé de légers reliefs et de minuscules trous, d’étonnants effets textiles. » écrit à son propos Nicole Crestou.

Après avoir exploré les couleurs, la céramiste donne maintenant à voir des terracota monochromes sans doute influencée par sa récente résidence à Faenza en Italie à l’automne dernier. Ses sculptures laissent clairement apparaître de légères excroissances – guipures venant orner le volume de départ – comme si l’unicité du coloris lui permettait cette échappée. Matité de la matière et gestuelle répétitive créent toujours une surface soyeuse, ambiguë. « Toucher pour voir » dit généreusement l’artiste nous invitant dans son monde sensible.

 

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Isabelle Gnacadja, FR

Isabelle Gnacadja est arrivée à la terre assez tardivement, après une carrière de maquilleuse dans le milieu de la mode et de la télévision, mais s’y consacre corps et âme, devenue même depuis quelques années formatrice dans ce domaine.

De sa sculpture figurative émerge une forme de sauvagerie, nourrie sans doute par l’aspect brut de la terre et par l’élan sensible de son modelage. Figures seules ou regroupées, ce qui nous saisit, c’est le mouvement qui est au coeur de sa sculpture. Les silhouettes aux proportions libres, pieds parfois immenses, mains qui surgissent de la foule, corps en torsion… respirent la vie. Cette exaltation des sentiments, Isabelle Gnacadja va la chercher dans le “voguing”, mouvement des années 60, danse performative lancée au sein de la communauté LGBT afro-américaine et hispanique aux Etats-unis. Ces “battles” entre danseurs aux tenues excentriques, imitant volontiers les poses des mannequins des magazine de mode, sont érigés ici en symboles de l’affirmation de soi et de la libération des corps. Hors du temps, ces figures prennent pourtant des accents mythologiques, cortège dionysiaque, transe de libération et de revendication.

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Juliette Laurence, FR

L’artiste s’inscrit dans la mouvance très actuelle, à la fois essentialiste et poétique, de l’objet ritualisé, formidable réceptacle à imaginaire.

Avec un sens aigu des lieux sans doute lié à sa formation initiale d’architecte, la céramiste joue des différents états de l’argile, matériau transformiste par excellence. Dans une grande générosité, elle dit elle-même vouloir « permettre au visiteur d’ajouter son geste aux siens » recherchant avant tout la simplicité et l’équilibre.

« Je travaille à l’échelle de la main et c’est l’accumulation de petits éléments qui fait naître de plus grandes formes et peut, en lui donnant de l’ampleur, venir habiter l’espace. » Les coupes aux formes très ouvertes sont déposées sur des piédestaux de brique paraissant contenir les offrandes de la vestale moderne. De même, ses installations en terre crue convoquent le mythe de Pénélope et c’est alors toute la démarche qui regarde vers le sacré.

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Safia Hijos, FR

Safia Hijos vit et travaille à Nîmes depuis deux ans. Diplômée d’une école d’art bruxelloise en 2014, elle a reçu le Grand Prix ex-aequo lors de la dernière Biennale de la céramique de Vallauris et intervient ponctuellement aux Beaux-Arts de Nîmes.

Céramiste avec une pratique ancrée dans la terre et l’émail, elle aspire parfois à des échappées comme ici avec la terre crue : une manière d’intervenir en plus grand dans le lieu d’exposition mais également sa façon de réagir en tant qu’artiste face l’impact écologique que son travail comporte. Cette démarche a été soutenue par le conseil départemental du Gard qui vient de lui allouer une bourse individuelle en arts visuels.

Pour Terralha, elle a réalisé une pièce éphémère in situ sur le sol du Temple avec de l’enduit de terre – un mélange d’argile, de sable et de fibres végétales – se réappropriant une technique de construction traditionnellement utilisée pour enduire les murs intérieurs. La terre sèche a envahi cet ancien lieu de culte, comme après la catastrophe. Les langues d’argile craquelées balaient encore le sol évoquant le double péril de la région, entre sécheresse et inondation. Cette simple glaise semble précipiter la fin de l’histoire de ce site consacré, mettant en scène le processus de déréliction. C’est l’espace lui-même qui est mis en terre.

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Clara Holt & Unurgent Argilla, IT

Toutes deux italiennes, l’une tourne et l’autre dessine. Depuis 2021, Unurgent Argilla et Clara Holt racontent à quatre mains les mythes avec les matériaux mêmes que ces personnages épiques auraient pu fouler.

Clara est spécialisée dans l’illustration avec la technique du sgraffito, s’inspirant de la littérature antique. Nina se concentre sur la collecte d’argiles et de roches sauvages qui serviront à façonner des vases sphériques au tour. Ensemble, elles travaillent sur une série fabriquée et décorée avec différentes roches glanées sur les îles volcaniques italiennes. A Pantellaria, l’endroit où vivait Calypso, elles ramassent ainsi de la pantellerite, de la rhyolite et de la smectite s’en servant pour pouvoir représenter la nymphe séductrice sur la panse d’un vase. Il y a aussi des carreaux mettant en scène le volcan de Stromboli en faisant fondre le basalte récolté dans cette même île. Ce duo pratiquant la collecte sauvage illustre parfaitement la quête de toute une partie de la jeune céramique désirant être autonome et plus vertueuse.

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Jacinthe Leclerc, FR

Jacinthe Leclerc, qui a finalisé sa formation à la Maison de la céramique du pays de Dieulefit, créé des objets d’usage et s’inscrit volontiers dans la longue lignée des potiers. La portée poétique de sa production vise à embellir notre quotidien.

Assiettes, bols ou gobelets se marient à des créations plus imposantes, tabourets ou pièces murales. Tous témoignent d’un univers d’une simplicité légère et joyeuse qui mêle volontiers abstraction et végétal. Motifs d’herbes folles ou de pétales de fleurs, de bleu ou de vert, apportent une touche de spontanéité maîtrisée quand la finition à l’or souligne la préciosité de l’instant présent.

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Elsa Lecomte, FR

Des échelles de toutes tailles, de toutes formes, certaines porteuses de symboles (oiseaux, serpent, ronces…). Des échelles comme des échappatoires mais surtout comme des métaphores de notre désir d’élévation.

Elsa Lecomte, qui avait déjà fréquenté les Beaux-Arts avant de rencontrer la terre en 2015 et de se former récemment à l’Institut européen des arts céramiques de Guebwiller, s’interroge à travers cette image de l’échelle sur notre lutte – humains, animaux, végétaux – contre la loi de la gravité et notre pugnacité à “tenir debout” : “Par la sculpture, je cherche à créer des pièces poétiques qui évoquent cet enjeu universel : ne pas tomber.”

Aspiration tant physique que symbolique, désir de s’élever vers ce qui nous dépasse, vers le sacré. Chaque échelle est unique, témoignage sensible d’un parcours propre, avec ses accidents, ses ruptures, ses élans, ses équilibres précaires, formes dansantes habitées parfois de symboles choisis.

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Livia Marasso, IT

L’italienne Livia Marasso, initialement formée à l’architecture, se passionne depuis près de vingt ans pour la porcelaine sous la forme du fil. Elle tisse joliment la métaphore du fil de la vie qui dessine, au gré de son cheminement, des formes.

Elles prennent ici l’aspect d’objets du quotidien transfigurés par la légèreté, la finesse et l’éclat de la porcelaine qui leur donne une dimension poétique. Téléphone à fil, appareil photo Canon ou cafetière italienne, autant d’objets au charme désuet qui se présentent finalement comme les vestiges d’un âge déjà lointain – ou bientôt – révolu, émanations de la mémoire, fragiles figures du souvenir et de la nostalgie du temps qui passe.

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Elisabeth Lincot, FR

Elisabeth Lincot, jeune artiste française diplômée des Beaux-Arts de Paris en 2016 pratique ardemment la céramique offrant des pièces dans la grande tradition du modelage en creux de la figure humaine ou animalière.

Ces sculptures en faïence faussement naïves naissent de l’observation attentive des parcs et jardins où enfants, oiseaux et chiens tentent, parfois difficilement, de cohabiter. Dans son univers naturaliste colonisé par des volatiles, elle saisit au plus juste postures et attitudes. Les regards semblent suggérer un air d’innocence coupable, « douceur et tourment » entremêlés. Cette galerie de personnages très réaliste parvient à figurer les liens ambivalents de dominations et de prédation que nous entretenons avec le monde du vivant.

« L’univers d’Elisabeth Lincot plonge le visiteur dans un monde où le fantastique côtoie l’étrange, la candeur, le désenchanté et où le tableau de chasse flirte avec la chasse aux trésors. » Le Radar

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Miguél A. Molet Chicot, ES

Depuis presque trente ans, l’artiste espagnol s’occupe avec passion – parfois intermittente – de céramique. Eprouvant le besoin de quelques échappées, il y revient toujours…

« Je continue à créer, stocker, vendre et casser des pièces ma façon à moi de me sentir vivant ». Mêlant la technique ancienne de la sigillée avec des formes plus contemporaines, les céramiques capturent délicatement la lumière grâce à son travail méticuleux de polissage. Le noir et blanc dus à l’enfumage apporte une touche graphique à ces formes maîtrisées, rondes et douces. L’oeil peut alors caresser l’argile patiemment modelée par la main.
L’air souffle doucement autour des pièces, offrant un instant de sérénité et de consolation.

 

 

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Capucine Pageron, FR

Qu’il s’agisse du monde de l’illustration – dont elle vient – ou de celui de la terre – que sa formation à la Maison de la céramique du Pays de Dieulefit lui a révélé, la même fraîcheur vivifiante émane du travail de Capucine Pageron.

Sensible aux lieux, aux gens, aux histoires, sa fantaisie et son désir de tout étreindre l’amène à créer de véritable scénettes, instants du quotidien pris sur le vif, évoquant immanquablement la poésie du monde de l’animation. Avec une forme de spontanéité, guidée par la recherche du geste juste, elle modèle la terre avec liberté, offrant à chaque objet une valeur symbolique, associant le volume à la 2d, les aplats colorés et acidulés, les textures propres à la céramique, au travail sur le motif. Les peintures de nature morte du début du 20e siècle ne sont pas loin non plus, dans ces mises en scène où les plans, les points de vus se rencontrent et se mêlent, la céramique se fondant volontiers dans de grands panneaux peints.

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Nathalie Perret, FR-VE

Formée à l’école des Beaux-Arts de Santiago au Chili, Nathalie Perret s’est fait connaître par ses bijoux contemporains insolites. Aujourd’hui, elle se consacre à la céramique et explore avec une étonnante perfection formelle la vanité et les collections d’objets de curiosité. Crânes, fleurs exotiques, coquillages ou ossements sont réalisés en faïence et librement travaillés au stylo bic bleu ou à l’encre de chine.

A travers ces oeuvres, Nathalie Perret interroge “le thème de la transculturation et des métissages, leur rôle dans l’histoire des modes de représentation des connaissances. La série Europa exótica contient de multiples références aux plantes et aux savoirs indigènes d’Amérique latine qui ont fait l’objet d’une appropriation européenne”. (Clélia Barbut)

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Dossier de presse

Dossier de presse 2022

Infos pratiques

Office Culturel
15, rue du Docteur Blanchard
30700 Saint-Quentin-la-Poterie
04 66 22 74 38
contact@officeculturel.com

Dates et horaires du festival :
Du 14 au 16 juillet 2023 de 10h à 20h

Lieu : Dans le village
Manifestation gratuite et Parking gratuit
Plan et programme disponible à La Maison, Capitale de la Céramique, dans les lieux d’expositions et dans le village

Coin détente et gourmand, place de la liberté

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Les partenaires médias

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