Françoise Escale Agnan

Interview-Portrait artisans d’art – Françoise Escale Agnan

« Nos artisans d’art ont du talent »

« Ingénieur de formation, j’ai rencontré la gravure, en 2000, au bas de mon escalier, à Paris. La gravure a été mon école d’art, d’art contemporain. Puis la peinture. Huile. La liberté. Et la sculpture. Le sublime.
Mon travail a toujours raconté le mouvement, la vie, en fait. Cette énergie vitale qui nous vient du fond des tripes.
D’abord avec le corps, très vite dans l’abstraction, parce que liberté.
Et quand le plan devient volume, pour raconter le mouvement, c’est l’extase. » Françoise Escale Agnan

A 15 ans tu rêvais déjà de faire ce métier ?

A 5 ans, oui…. je cassais le peu de stylos feutres que j’avais à l’époque, pour récupérer les feutres et « inventer de nouvelles couleurs »…..

A 15 ans, j’étais dans ma période, je veux comprendre comment ça marche, plus j’apprenais plus j’avais à apprendre. C’est cette curiosité qui m’a amenée à être ingénieur.

Ce qui te plaît dans ce métier ? 

La créativité. Je suis en recherche permanente d’une forme, d’une couleur, d’une texture…. Et quand je passe à la réalisation, c’est la transe.

C’est ce que j’aime dans ma vie d’artiste, créer, inventer…..rêver.

La première chose que tu fais en arrivant dans ton atelier ? 

La première chose que je fais en arrivant à l’atelier, c’est ouvrir les fenêtres (souvent même quand il fait froid), je suis une fille de l’extérieur, de la nature, primitive.

Ta plus grosse galère ?

Ma plus grosse galère a été quand j’ai ouvert mon premier four après l’avoir acheté d’occasion. Mes cerceaux de porcelaine étaient tous collés aux plaques de cuisson…..Et oui, c’est ça, l’apprentissage en autodidacte….Mes amies potières m’ont expliqué, supprimer les émaux qui avaient coulé sur les plaques et passer de l’alumine pour protéger. Merci, les filles.

L’objet qui représente ton métier ? 

Le four, pour la sculpture, la presse pour la gravure…Ces deux mastodontes ont pourtant la délicatesse de la révélation, que j’ouvre mon four ou que je soulève les langes de la presse, c’est toujours avec les yeux écarquillés guettant la surprise de la part de l’autre, dans cette partition à 4 mains….

Ta plus belle expérience ?

Ma plus belle expérience c’est quand j’ai poussé la porte de cet atelier de gravure au bas de mon escalier  à Paris….c’était en 2000, un atelier d’artistes @estampedechaville, je rentrais dans le monde de l’art. 

Pour en savoir plus sur Françoise Escale Agnan

Découvrir d’autres portraits